Unité Médico-judiciaire de proximité Rez-De-Chaussée, Hôpital R.BOULIN

Présentation du service et de ses missions

L’accueil des victimes

L’UMJP accueille et prend en charge toute victime d’agression : violences intrafamiliales, violences sexuelles, violences physiques ou psychologiques, ainsi que des victimes d’accident de la route ou d’accident du travail. 

La prise en charge se fait sur rendez-vous au 05.57.55.15.31 (secrétariat ouvert du lundi au vendredi de 9h à 16h) 

 

Les autres missions

Outre la prise en charge des victimes, l’équipe médicale de l’UMJP se déplace à la demande d’une autorité judiciaire pour procéder à des constatations médico-légales lors de découvertes de cadavre. 

Persuadée que la sensibilisation des professionnels est un des piliers de la lutte contre les violences, l’équipe de l’UMJP participe à l’enseignement des internes et propose des formations aux médecins et au personnel paramédical.

 

POURQUOI VENIR A L'UMJP?

  

COMPOSITION DE L’EQUIPE

L’équipe se compose actuellement de deux médecins légistes. Une offre de recrutement est publiée pour un troisième médecin. 

Des recrutements sont également en cours pour intégrer un ou plusieurs psychologues à l’unité. 

Le service d’aide aux victimes Vict’Aid assure une permanence juridique au sein de l’UMJP tous les mardis après-midi. 

 

QUI PEUT ETRE CONCERNE PAR UNE CONSULTATION MEDICO-LEGALE ?

Toute personne confrontée à une situation de violence ou de dommage corporel impliquant un tiers : 

  • Quelqu’un s’étant fait agresser dans la rue, ou dans un bar par exemple.
  • Une victime de violences au sein de son foyer : femme ou homme victime de violence conjugale, enfant victime de l’un de ses parents etc. 
  • Les victimes d’agression sexuelle, quels que soient leur âge et leur sexe : attouchement sexuel, viol, harcèlement etc.
  • Les victimes d’un accident de la route, d’un accident de travail etc. 

L’UMJP offre une prise en charge spécialisée des mineurs, des victimes de violence intrafamiliale, des victimes d’agression sexuelle. 

 

DEROULEMENT D’UNE CONSULTATION

Arrivé au pavillon 20, vous vous présentez au secrétariat pour vous annoncer. Le médecin légiste est prévenu et viendra vous chercher en salle d’attente. 

Le médecin recueille les commémoratifs, c’est-à-dire les circonstances des violences. Les questions peuvent parfois paraitre intimes mais sont nécessaires pour l’évaluation médico-légale. 

Ensuite le médecin cherche à évaluer le retentissement physique et/ou psychologique de l’agression (examen clinique). En cas d’agression sexuelle, un examen gynécologique sera éventuellement réalisé en fonction des cas. Le médecin vous expliquera chaque étape de la consultation.  

A l’issue de l’examen, le médecin rédige un certificat médical qui sera remis aux gendarmes (examen sur réquisition), ou sera conservé (dossier conservatoire). 

Vous pourrez poser toutes vos questions au médecin qui vous répondra au mieux. 

A l’issue, il vous sera proposé de rencontrer un psychologue et/ou un juriste en fonction de votre situation. 

 

Important à savoir : les consultations ne sont pas payantes. 

Important à savoir : des prélèvements ADN peuvent parfois être réalisés dans les 3 jours suivants une agression sexuelle. Dans le cadre d’un dépôt de plainte, les prélèvements seront confiés au procureur qui décidera ou non de réaliser les analyses ADN dans un laboratoire privé. En l’absence de plainte, les prélèvements pourront être stockés par l’UMJP, dans l’attente d’une procédure judiciaire ultérieure. En aucun cas l’hôpital ne fera d’analyse ADN.

 

 

LES VIOLENCES INTRAFAMILIALES

Impliquée dans la lutte contre les violences intrafamiliales, l’unité travaille en collaboration avec de nombreux partenaires au sein de l’hôpital (urgences, gynécologie, pédiatrie etc.) mais également sur le territoire : service Vict’Aid (service d’aide aux victimes d’infraction pénale), association CIDFF (Centre d’Information du Droit des Femmes et des Familles), Conseil Intercommunal de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (CISPD) de la Communauté d’Agglomérations de Libournais (CALI), Maison Départementale des Solidarités (MDS) etc.