Anesthésie loco-régionale

Qu'est-ce qu'une anesthésie loco-régionale?

L’anesthésie est la suppression de la douleur dans tout ou partie du corps. Au cours d’une anesthésie générale, il y aperte de conscience et vous vous endormez. Avec l’ALR, seule une partie du corps est insensibilisée. Ce type d’anesthésie permet l’acte chirurgical (un peu comme le réalise votre dentiste lorsqu’il veut extraire une de vos dents) mais peut également être utilisé pour prendre en charge la douleur post-opératoire.

Les médicaments utilisés sont essentiellement  des anesthésiques locaux : ils bloquent la transmission de la sensation douloureuse le long du nerf ou du groupe de nerfs le long duquel le message douloureux est véhiculé.

 

Comment réalise-t-on une ALR ?

L’ALR est réalisée par un médecin anesthésiste-réanimateur.

Pour localiser les nerfs à anesthésier, le médecin s’aidera d’un repérage échographique.

 

Quels sont les avantages d’une ALR ?

Lorsque la chirurgie le permet, les ALR diminuent le risque d’effets secondaires liés à une anesthésie générale (nausées, vomissements, maux de gorge..). Ces effets sont légers mais peuvent durer 48 h. l’ALR est donc une technique plus adaptée à la chirurgie ambulatoire.

Par ailleurs, l’ALR assure la plupart du temps une excellente analgésie post-opératoire.

Enfin, lors d’une intervention en urgence, l’anesthésie générale comporte des risques spécifiques surajoutés, évitables par la réalisation d’une ALR.

 

Quels sont les inconvénients et les risques d’une ALR ?

Tout acte médical, même conduit avec compétence et dans le respect des données acquises de la science, comporte un certain risque. Les conditions actuelles de surveillance de l’anesthésie permettent de dépister rapidement les anomalies et de les traiter.

Des ecchymoses, une irritation locale dans la zone d’injection du produit d’anesthésie, ou bien des sensations anormales dans le territoire du nerf, comme des fourmillements, ne sont pas exceptionnelles, et  s’estompent généralement pour disparaître en 3 à 6 mois.

Quelques cas seulement de lésion nerveuse résiduelle sont décrits, alors que des centaines de milliers d’ALR sont réalisées chaque année dans le monde;

De façon exceptionnelle, des complications graves (convulsions, arrêt cardiaque ou respiratoire) ont été décrites. De même l’allergie ou l’infection secondaire sont très rares.

Si le fait d’être conscient vous angoisse, l’anesthésiste pourra vous proposer une sédation en plus de l’ALR.

Enfin, l’ALR peut ne pas être suffisante et nécessiter une seconde injection voire un complément par anesthésie générale .

 

Quelles sont les alternatives à l’ALR ?

En cas de contre-indication, ou de refus de votre part, l’acte chirurgical pourra être réalisé sous anesthésie générale et l’analgésie se fera par voie intraveineuse ou par comprimés.